abercrombietshirt

Abercrombie & Fitch Boundary Peak Tee manche courte.100% coton Disponible en 3 coloris ( Blanc,Gris,Navy)
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http://www.abercrombiesoldes.fr/12-t-shirts

Le style de la marque Abercrombie & Fitch est caractérisée par des T-shirt et polos à rayures de couleurs plutôt vives ainsi que des jeans de style vintage larges. Le logo qui représente la marque A&F est un élan.
La marque se caractérise par une ambiance hors du commun qui règne dans ses magasins. En effet le style de l’entreprise est particulier. Tout d’abord, les magasins sont entièrement fermés, recréant l’ambiance des boîtes de nuit. Tout comme la musique qui est très forte à l’intérieur. D’autre part, les vendeurs sont tous des mannequins. Ces derniers sont jeunes, attirants et servent à donner une bonne image aux marques de l’entreprise. De plus, des vêtements sont présentés en vitrine, ce qui renforce l’image haut de gamme de la société. Abercrombie&Fitch a voulu créer un « nouveau genre ». Ce concept a remporté un grand succès aux Etats-Unis, l’entreprise tente alors de l’exporter dans le monde entier en commençant essentiellement par l’Europe.

Abercrombie and Fitch Jessie HOODIE manche longue.coupe slim.cotton/polyster.Neuf avec étiquette, Disponible en 4 coloris ( Blanc,Bleu Foncé,Rouge,Vert)

 Taille Hoodies

Taille

Epaule

Poitrine

Longueur

Longueur manche

S

37cm

87cm

55cm

61cm

M

38cm

91cm

57cm

64cm

L

39cm

95cm

61cm

67cm

Après avoir été poursuivi en justice par des femmes musulmanes, Abercrombie modifie sa politique pour laisser ses employées porter le foulard.

Corps sculpturaux, teint hâlé et allure naturelle. La marque de vêtements pour adolescents Abercrombie & Fitch, célèbre pour imposer un dress code strict à ses employés, allant de la coupe de cheveux à la taille des ongles (pas plus de 6,35 millimètres au-delà du bout du doigt), vient d’assouplir son fameux manuel du parfait vendeur. L’entreprise a modifié sa politique, qui tolère maintenant le hidjab ou le foulard pour les femmes musulmanes. Abercrombie a également décidé de s’assurer que les candidats ne soient pas seulement informés des contraintes de style, mais également de la possibilité de demander à faire exception en cas de contrainte spécifique. Enfin, des informations au sujet du port du foulard seront incluses dans les sessions de formation des employés.

À l’origine de ce revirement, une série d’affaires qui commençaient à ternir auprès du grand public l’image de la marque. En 2010, l’entreprise licenciait Hani Khan, une employée musulmane qui refusait de retirer son voile sur le lieu de travail, car le foulard faisait fausse note avec les codes esthétiques d’Abercrombie. Une justification qui n’a pas convaincu l’Equal Employment Opportunity Commission. L’agence fédérale chargée de faire appliquer les lois contre la discrimination au travail s’est emparée de l’affaire et a attaqué en justice la marque pour discrimination religieuse. Une autre femme musulmane, Halla Banafa, a également poursuivi Abercrombie, qui aurait choisi de ne pas la recruter à cause du hidjab. Assaillie par toutes ces accusations, l’entreprise a affirmé qu’elle «ne discriminait personne sur des bases religieuses», mais que le port du hidjab représentait «une contrainte excessive», qui ne s’accordait pas avec l’image de marque qu’elle souhaitait refléter.

L’entreprise a toutefois fini par céder en modifiant sa politique et en payant des dédommagements de 71.000 dollars aux deux femmes, en plus des frais d’avocats. Il s’agit d’une décision qui marque un tournant pour Abercrombie. Un porte-parole s’est exprimé au Huffington Post: «Nous continuons à évaluer nos politiques actuelles pour une embauche juste et pour favoriser la diversité.» «Concernant le hidjab en particulier, nous avions déjà décidé il y a trois ans d’envisager le changement des politiques pour en autoriser le port.»

Si l’affaire du voile est particulièrement sensible, d’autres aspects de la politique de la maison ont récemment défrayé la chronique. Notamment une déclaration du PDG, Michael Jeffries, datant de 2006, qui a refait surface lorsque l’entreprise a décidé de retirer de ses magasins les tailles XL et XXL. «Les gens beaux attirent d’autres gens beaux, et nous voulons nous adresser à des gens cool et beaux. (…) Beaucoup de gens n’ont rien à faire dans nos vêtements. Sommes-nous exclusifs? Absolument», avait-il déclaré.

a&f

Les chiffres témoignent de la crise d’image et de positionnement de la marque. En France, par exemple, les ventes ont reculé de 10% au deuxième trimestre

Alors que les clients commencent à déserter les magasins, la marque a multiplié les erreurs de communication. Elle va devoir trouver un autre discours.

Sale temps pour la marque américaine de prêt-à-porter Abercrombie & Fitch, idolâtre du « beau » sous toutes ses formes. Alors qu’elle se voit régulièrement montrée du doigt pour ses méthodes d’embauche et de licenciement, fondées en priorité sur des critères esthétiques assez subjectifs (elle a été ­condamnée le 9 septembre pour avoir congédié une vendeuse qui voulait porter le voile et refusait de mettre un tee-shirt), ses clients glamour et « trendy » commencent tout doucement à déserter ses rayons.

Et ce n’est pas sa communication qui arrange ses affaires. Une maladresse parmi d’autres : le plaidoyer confus prononcé en mai dernier par son patron Mike Jeffries, censé justifier, outre la suppression des tailles XL ou XXL au rayon femmes, une interview de 2006 resurgissant sur le Net où il expliquait vouloir « vendre à des gens beaux et cool » et « ne cibler personne d’autre ».

Autre exemple : la réaction de la compagnie à la vidéo (vue par 8 millions d’internautes) postée sur YouTube par un étudiant, Greg Karber, qui lançait un appel aux clients pour qu’ils donnent leurs vieux vêtements A&F aux SDF. Hors de question, évidemment, pour Mike Jeffries. Circonstance aggravante, « la réaction du patron s’est effectuée à la télévision , alors qu’il aurait dû réagir en utilisant les codes et les formats des médias sociaux », analyse Fabrice Fries, président de Publicis Consultants.

Est-ce une coïncidence ? Les chiffres témoignent de la crise d’image et de positionnement de la marque. En France, les ventes ont reculé de 10 % au deuxième trimestre. Au niveau mondial, après un premier recul de 9 % au premier trimestre, le chiffre d’affaires a de nouveau baissé de 1 % sur les trois mois suivants, à 946 millions de dollars, en raison d’une chute des ventes de 11 % aux Etats-Unis (qui constituent les deux tiers des ventes).

A l’origine pourtant, l’histoire était belle. Lorsque David T. Abercrombie et Ezra Fitch créent A&F, le 4 juin 1892 aux Etats-Unis, il s’agit d’une marque spécialisée dans les vêtements de safari et de camping. Arrivé aux manettes en 1992, Mike Jeffries « parvient à mixer une certaine esthétique gay avec l’image d’une élite américaine blonde, aryenne, musclée et nourrie aux céréales », décrypte Vincent Grégoire, du cabinet de tendances NellyRodi. Les catalogues conçus par le photographe Bruce Weber, où des mineurs prennent des positions équivoques, ajoutent une pincée de soufre à l’ensemble.

Smart et transgressif

La recette « transgression et élitisme » fonctionne à merveille. Tout comme « l’expérience » d’achat dans les (rares) magasins Abercrombie : on fait la queue pour pénétrer dans des enseignes-boîtes de nuit, parfumées à outrance, peuplées de vendeurs body-buildés et torse nu. Lorsque l’on demande aux consommateurs leur « expérience “retail” » la plus forte, ils répondent en chœur : Abercrombie & Fitch ! Résultat : entre 1995 et 2008, les ventes du groupe sont multipliées par 20, les bénéfices par 56. « C’était le cadeau qu’on rapportait de la Grosse Pomme ou de Los Angeles ! C’était exotique, branché ! », se souvient Vincent Grégoire.

Mais la marque s’endort sur ses lauriers. Elle ne renouvelle pas ses lignes, reste indifférente à la diversité de modèles que proposent ses nouveaux concurrents, Zara et H&M. « Et la multiplication des magasins dans le monde érode la désirabilité du produit en contribuant à le banaliser », constate Jean-Christophe Alquier, président d’Alquier Communication.

D’où le constat de Fabrice Fries : « Si un “bad buzz” a eu un tel impact, c’est aussi que la marque s’essoufflait. La logique purement marketing d’A&F, qui valorise le narcissisme physique, a rencontré ses limites en se heurtant à une autre tendance sociétale : la lutte contre les discriminations. » A Abercrombie & Fitch, désormais, de trouver un discours publicitaire et sociétal en phase avec sa seconde génération de clients.

cheveux

Pas de “mèches”, de reflets exagérés ou de signes évidents de “décoloration”. Chez Abercrombie, les cheveux doivent faire “naturel”.
“Toutes les coupes de cheveux pour hommes et femmes doivent être soignées, propres, naturelles, entretenues et classiques”, est-il écrit plus loin dans le guide. “Aucun employé n’est autorisé à avoir une coupe de cheveux ou une coloration ‘extrêmes’. La coupe et la couleur de cheveux doit refléter votre beauté naturelle.”

Dans les documents dévoilés par Buzzfeed, il est également question de maquillage et de vernis à ongle. Comme pour les cheveux, le tout doit être “naturel”. Abercrombie & Fitch interdit ainsi à ses vendeurs “toutes les couleurs de vernis autres que naturelle”. En cas d’effraction, “l’employé se verra demander de retirer le vernis avant de commencer son travail”, est-il écrit dans le manuel. Quant à la longueur des ongles, pas plus de 6,35 millimètres au-delà du bout du doigt spécifie le guide.

Dans la liste des interdits de ce manuel il est également question de la barbe, des tatouages (sauf si le manager du magasin trouve ces derniers en accord avec l’image de la marque), du port de boucles d’oreilles lorsqu’on est un homme (les femmes ont droit à deux petits boucles par oreille, pas plus), des piercings.

Une stratégie polémique

Ce nouveau manuel sur l’apparence des employés semble pour l’instant réservé aux vendeurs américains d’Abercrombie & Fitch. Mais ces documents pourraient relancer les récentes polémiques sur les conditions de travail et de recrutement au sein de l’entreprise new yorkaise qui assume tout miser sur l’apparence physique, pour ses employés, comme pour ses clients.

Chez Abercrombie, la stratégie du beau est assumée, et ce depuis longtemps. Déjà en 2006, dans une interview au magazine Salon, le PDG, Michael Jeffries, expliquait “embaucher des gens beaux (…) parce que les gens beaux attirent d’autres gens beaux, et nous voulons nous adresser à des gens cool et beaux”.

Voici pourquoi, en mai 2013, la marque a décidé de retirer les tailles XL et XXL de ses rayons femmes, et propose toujours des offres d’emplois pour “mannequins” plutôt que pour “vendeurs”.